• Flossenburg...... pas content, c'est tout

    le chateau de Fossenburg

        
     En ces temps difficiles pour notre jeunesse, qui, il est bon de le préciser, bouffe chez Mac truc alors que les parents payent la cantine ,et n'ont, pour la grande majorité d'entre eux, connu ni la faim ni le froid.
          Holà, il pête un câble le Dom. V'la ti pas qu'y va s'en prendre aux p'tits jeunes, qui, pour l'instant n'ont rien cassé (du moins si peu).
         Rassurez vous tout va bien, ou presque. Il se trouve simplement que Minik et moi tournons entre trente huit et trente neuf degrés sur le  joli thermomètre à lecture digitale.
         Ce n'est donc la fête à personne. Une simple envie de râler ! mais pas que.
         Vous ne pouvez pas savoir, puisque vous ne l'avez pas connu, excepté ce bon Lucckyozz qui aura été un temps son gendre. Je veux parler du matricule 185.133 pensionnaire de mai 1944 à mai 1945 des camps d' Auschwitz , Buchenwald et Flossenbourg. Avec mes, pratiquement 40° hier sur le coup de 15h et Minik qui me tannait pour que je la conduise à la pharmacie histoire de mettre encore plus de médocs dans le camion, j'ai eu une pensée pour Charles et ses amis, vous l'aurez compris, il s'agit là de feu mon beau père. 
          A plusieurs reprises je l'ai entendu raconter les sordides autant qu'inutiles appel à des heures impossible de la nuit. Les allemands dormaient pendant ce temps, se sont les kapos (d'autres prisonniers) qui étaient chargé de la mission. Sans doute au 15 août la brimade revêtait un petit air de fête pour peu que le tout puissant dans son infinie bonté ait bien voulu orner le ciel de tout ce dont il dispose en matière d'étoiles et autres galaxies, pas de chance pour les pauvres pensionnaires dans ce beau pays il neige d'octobre à juin. Petit détail pour nous mais pour eux ça devait faire beaucoup, la tenue du bon prisonnier était la même du 1 janvier au 31 décembre. Cliquez sur ce lien devrait vous aider à relativiser le regard que vous portez sur vos pauvres vies.   http://moulinjc.pagesperso-orange.fr/Camps/Textes/flossen.htm#  .Si vous avez encore le courage d'allez casser du mobilier dans votre fac, ayez une pensé émue pour les harkis négligemment oubliés sur les quais d'Alger avec familles et bagages. Pour les petits jeunes qui sont allés passer 27 mois dans le magnifiques pays qu'est l’Algérie. Pensez surtout à ceux rentrés en France avec les couilles dans la bouche (mortel dans cent pour cent des cas).

          Alors je pensais à Charles moi pour qui tout allait bien finalement. J'aurais très bien pu dire à Minik de demander un taxi ou faire appel à Yan notre neveu et presque voisin, pour descende à la pharmacie. Mais je pensais à ces types, pressés par le kapo de quitter le baraquement pour aller à la carrière ou à l'usine Messerschmitt. Jamais mes pieds n'avaient été aussi loin, mes chaussettes pesaient des tonnes, j'aurais pu ne pas les enfiler, mais j'ai pensé à vous les p'tits jeunes, mais surtout à Charles.   
     

      

          


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