• Espagne 2016

             L’Espagne, je n’y comprends rien.

             Le plastique règne  dans la décoration extérieure. La moindre des petites routes faite pour on ne sait qui, se trouve ornée de bouteilles et autres sacs aux couleurs chatoyantes. Dans les régions de productions maraîchères ou arboricoles le noir des tuyaux d’arrosage  ainsi que le blanc sale des serres en ruines font du paysage,  que nul n’a envie de s’y arrêter. Il faut être camping-caristes pour aller passer ses vacances au bout d’un chemin menant à la mer, bordé de plantations pollués autant que nauséabondes, le pétrole transformé y règne en maître absolu, mais la mer est là, sans doute aide t elle à faire passer les aspects désagréables de l’environnement.

             Mais après tout la France est elle mieux placée en terme de pollution visuelle ? et nos producteurs de melons sous tunnel de forçage sont ils plus soucieux quant au devenir de leurs bâches plastique et autres tuyaux d’arrosage vieillissant.

                    Il me semble l’avoir déjà dit au terme de notre séjour ici en 2015, je suis malade de voir ces campagnes désertes.  Triste plus que malade, désolé de voir un ou plusieurs pans de société s’évanouir à jamais. Penser à ces vies parties  ailleurs pour suivre l’industrialisation et le besoin de main d’œuvre dans des villes  pas encore  faites pour eux. Il se dit que le franquisme pour être plus efficace à délibérément choisi de rassembler pour mieux surveiller, une hypothèse que je voudrais me faire valider par personne compétente. Si tel n’est pas le cas, pourquoi autant  de maisons transformées  en tas de cailloux. Au nord de la sierra Morena vous roulez entre 600 et 700 mètres d’altitude dans une zone de culture sans jamais croiser ni un tracteur ni l’homme allant avec. Vous pouvez faire 50 kilomètres entre deux traces de vie souvent passée, sans l'ombre d’un humain. Pourtant  ce qui peut être cultivé l’est, une parcelle de 300 à 400 mètres carrés est ensemencée  en fourrage ou céréales.  Il est vrai que nous sommes passés dans cette région pile pendant les fêtes  qui ici commençaient le jeudi 24 et prenaient fin le dimanche 27.  Le lundi de Pâques  quant à lui est un jour normal en Espagne alors qu’il est férié dans pratiquement toute l’Europe, même en Angleterre si mon agenda ne cherche pas à m’embrouiller. En deux mots, pour peu que vous n’ayez pas choisi la bonne route ou que ce soit pour vous jour de malchance, la panne de gas-oil vous laissera au beau milieu de rien.
             

               Tout ne peut pas être critiqué, ainsi, aidé en ça par des financement européens le Cabo de Gata est depuis 2008 devenu site classé avec une formidable étiquette. La démarche est louable. Depuis lors nous avons le droit d’y passer la journée mais pas y dormir. En d’autres termes balancer les poubelles à la lumière du jour mais surtout pas y ronflez sous la lune. Des petits futés propriétaires de terrains sans valeur, se sont débrouillés pour créer les campings les plus cons de la terre avec 50 emplacements et un arbre au milieu. On peut comprendre que des gens cherchent à protéger leur plage ainsi que leur environnement, encore qu’il soit permis d’en douter, mais pourquoi chasser le touriste en hiver alors que la place est grande.  Pourquoi ne pas renforcer la signalétique afin de guider l’étranger vers les vestiges miniers et autres particularités. Mais ce n’est pas à vous que je devrais dire ça. Aussi, oublions nos petits griefs et regardons les aquarelles de Minik 
               celle de Caspe sur un 65/50 aquarelle 55/30
               le cabo de Gata sur bloc 30/40 aquarelle pleine page.

                 
          


  • Commentaires

    1
    Lundi 4 Avril 2016 à 16:52

    De biens jolis pastels coolbeurk et des explications très instructives .

    Bravo pour le partage.

     

    Bon lundi et bises de Christiane

    2
    Lundi 4 Avril 2016 à 20:12

    Comme partout, l'Espagne a changé et pas forcément en bien... c'est l'évolution paraît-il !

     

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